Penser la tolérance au Moyen Âge
Les débats autour de l’excuse du péché, en particulier du péché d’infidélité, étudiés dans cet ouvrage mettent au jour les concepts d’ignorance invincible et de conscience erronée, utilisés par les théologiens pour rendre compte du problème de l'hétérodoxie.
Collection : Philosophie
Publication : 29 janvier 2026
Intérieur : Noir & blanc
Support(s) : Livre papier
Nombre de pages Livre papier : 146
Langue(s) : Français
Code(s) CLIL : 3126
EAN13 Livre papier : 9791035110857
Entre le XIIe siècle et le XVIe siècle, les théologiens médiévaux, en discutant de la possibilité d’excuser l’erreur en matière de foi, ont posé les conditions intellectuelles pour penser la tolérance religieuse. Leurs débats, largement méconnus, voire ignorés des philosophes, permettent de comprendre comment, dans le cadre d’une religion exclusiviste – le christianisme médiéval –, qui refuse tout salut en dehors de l’Église et sans adhésion à une vérité dont l’institution ecclésiale est la seule garante, il est tout de même envisageable de reconnaître, voire d’autoriser, la déviance religieuse. Or, c’est précisément quand le lien entre vérité et salut est suspendu que la tolérance religieuse et la liberté de conscience deviennent théoriquement pensables. Les débats autour de l’excuse du péché, en particulier du péché d’infidélité, étudiés dans cet ouvrage mettent au jour les concepts d’ignorance invincible et de conscience erronée, utilisés par les théologiens pour rendre compte du problème de l'hétérodoxie.
Préface à l’édition française
Introduction. L’obligation de la conscience erronée et la légitimité de l’hétérodoxie
Position du problème
Une thèse d’histoire intellectuelle
Cadre général des débats
Chapitre 1. L’ignorance invincible et l’excuse du péché
La question d’Abélard : l’ignorance des persécuteurs du Christ
Guillaume d’Auxerre : les limites casuistiques d’un concept
L’excuse de l’ignorance et le primat de la conscience chez Robert Holcot
Chapitre 2. L’obligation de la conscience erronée. Les enjeux d’une thèse paradoxale
Thomas d’Aquin en contexte : les origines d’une thèse controversée
Thomas d’Aquin et l’obligation de la conscience erronée
L’amplification ockhamiste du débat au xive siècle
La stabilisation du modèle à la fin du Moyen Âge (xive-xvie siècle)
Chapitre 3. Les droits de la conscience et l’altérité religieuse.Études de cas : l’hérétique et l’idolâtre
Tolérer les hérétiques ?
Le tournant ockhamiste
Encadrer l’héritage : Jean Gerson et Jean Mair
La double postérité de Jean Mair : Guillaume Manderston et Francisco de Vitoria
Excuser les idolâtres ? D’Holcot à Las Casas : l’impossibilité de l’idolâtrie
Sources et bibliographie
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